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M. René Libert : Constructeur de sa première voiture

Libert

M.  LIBERT et son épouse, à bord de la voiture qu’il avait construite.

Pour être un fervent de la voiture, M. René Libert en est un… En effet, voici son épo­pée.Il est né le 12 février 1885, en Belgique  et habitait Anor depuis 1950, au 78, rue de Milourd. Il a été chauffeur de maître durant 13 années à Charleroi (Belgique), chez M. Dufrane et 7 années à Vitry-sur-Seine, chez M. Breton.

A son retour à Anor, il travailla aux Aciéries et Forges. Avant 1910, M. René Libert était déjà motorisé. Pour ceux qui ont vécu ces époques hé­roïques du moteur à explosion, les souvenirs sont savoureux. C’étaient de véritables pionniers que ces précurseurs de nos mo­tos actuels .« Je courais en la poussant pour la mettre en route, nous dit M. René Libert Parfois, el­le partait du premier coup, et alors je tombais sur le derrière au milieu de la chaussée et ma moto un mètre plus loin ; par­fois, je courais bien longtemps et en vain. Ce n’était pas un jour faste, mais cela faisait ri­re mes camarades ».

« Bref, je décidais de trans­former cette moto, en voitu­re : moteur essence. On appe­lait cela, alors, une 2 CV 3/4  de  « Dion-Bouton » ; mais ce n’était pas les 2 CV de main­tenant. Il n’y avait pas encore de changement de vitesse.D’ail­leurs, la vitesse maximum ne dépassait pas le 30 à l’heure ».

« Pour démarrer, c’étalibert portraitit une autre histoire. Il y avait un levier à crans : identique aux freins  à main actuels. Grâce à lui, on reculait l’essieu arrière ou on le rapprochait ; ce qui tendait la courroie reliant le moteur aux roues arrière. Quand cette courroie de trans­ mission était détendue, on l’en­levait et on mettait à sa place, au moteur, une autre petite courroie. Le chauffeur tirait sur cette dernière, comme sur un kick, pour mettre en route. Mais on pouvait parfois recom­mencer de nombreuses fois avant de réussir la mise en route ».

Voilà ce que nous a compté M. Libert en parlant des an­nées 1910-1914. Mais il ne garda pas longtemps sa voiture et peu après il rachetait celle de son patron : une petite « Darracq » de 6 CV ( Voir Ici)

Mais ce qui est encore bien surprenant, c’est que M. Libert avait son permis de conduire depuis le 3 septembre 1914 et n’a jamais eu d’accident ni de contravention… et qu’il roulait encore   avec un 4 CV, conduisant en promena­de sa femme et aussi un beau et bon chien.

 

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