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Histoire de la Forge de la Lobiette

Histoire de la Forge  de la Lobiette  :

Si un étang existait avant le début du. XVI ème siècle, aucun document, à notre connaissance, n’atteste la présence d’une usine à cette époque.

En 1503, le « vivier était vague » (1) à cause des guerres lorsqu’il fut donné avec les terres attenantes, contre une rente de quarante livres tournois (2) par an, par le seigneur d’Avesnes à Jean le Molnier, dit de la Lobbe, à charge pour lui de « remettre le vivier à eau claire et de retenir l’écluse bonne et suffisante ».

L’implantation d’un haut fourneau à la Lobiette est attestée durant le XVI ème siècle, l’histoire de cette usine primitive ne nous est pas connue, propriété de la famille de la Lobbe elle dut connaître une existence mouvementée et épisodique soumise aux vicissitudes des guerres qui se succédèrent quasiment sans discontinuer durant les XVI ème et XVII ème siècles.

A la fin du XVII éme siècle, l’usine avait disparu, une forge s’établit dans la première moitié du XVIII ème siècle, en effet la statistique du Préfet Dieudonné établie en.. 1804 parle d’une forge existant depuis 80 ans. Propriété en 1790 d’un sieur Colardeau, elle fut exploitée au début du XIX ème siècle par Nicolas Carion, Maître de Forge à Anor, elle passa peu après aux mains de la famille Poschet, puis le 13 septembre 1820, une ordonnance royale autorise le sieur Poschet à maintenir en activité la forge de la Lobiette composée de deux feux d’affinerie, d’un gros marteau et d’un bocard.

En 1852, Poschet est contraint à vendre ses terres d’Anor comprenant le Bois Saint-Hubert, la Neuve-Forge et la Lobiette. L’affiche annonçant cette vente du 29 juillet 1852 dénomme ainsi l’usine :

« Une forge à battre le fer, appelée Forge de la Lobiette, activée au charbon de bois, comprenant deux feux d’affinerie et un gros marteau, maison d’habitation, magasins et halle au charbon, située à Anor, sur la rivière d’Oise, avec un étang qui l’alimente et ne manque jamais d’eau »

La Lobiette appartint jusqu’en 1904 au Comte de Brigode, l’usine étant exploitée par la Société Despret Frères puis par la Société des Forges de Milourd qui lui a succédé. Elle ferma ses portes définitivement en 1905.

(1) les retenues d’eau étant utilisées pour l’approvisionnement en poissons (la pèche revêtait alors  un caractère utilitaire).On utilise le terme vivier plutôt que celui d’étang. Les vannes n’étant plus en état la retenue devait se présenter sous la forme d’un marécage.

(2)Livre tournois: se disait de la monnaie frappée primitivement à Tours (Turnensis) par la suite le terme s’appliqua à la monnaie royale française sur le même modèle. Il est à noter que l’on emploie dans une transaction  en pays Hennuyer une monnaie française.

(Si Anor m’était conté- 1-  Du coté del’Lobiette) Michel Vanderplancke

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