Archive pour la catégorie 'Chapelet d’Étangs Chapelet de Forges'

ANOR, chapelet d’Étangs, chapelet de Forges

ANOR, chapelet d’Étangs, chapelet de Forges

   L’étang du Village, alimenté par l’Anor (voir photo de cet étang dans le journal du 8 avril) n’existe plus. On l’appelait le grand étang et occupait 17 ha. 90 a. 79 ca. Il faut avouer, d’après les anciens, que cette grande étendue d’eau donnait un cachet appréciable à la ville. Mais il avait un gros inconvé­nient. Les conclusions du commissaire enquêteur, M. Bigand et le chef de la section dé­partementale d’urbanisme, M. Maignan, venus à Anor le 11 juin 1947 (rapport soumis et accepté par M. le Préfet du Nord en date du 21 juillet 1947) cet étang, en raison surtout d’un défaut total d’entretien, constituait en plein centre de l’agglomération une cause d’in­salubrité. Il s’étendait depuis le Pont des Bœufs (à 100 mètres de la passerelle) jusqu’à l’an­gle du Bois d’un côté et de l’autre, il venait jusqu’au bord de la route de Trélon et derriè­re le presbytère. Il était la pro­priété de la famille Despret, an­cien Maître de Forges. Ces der­niers ont fait don d’une partie de l’étang à la Commune sous réserve que sur la place sur la­quelle se tient maintenant le marché, on y élève une statue

au général Despret, enfant d’Anor, ancien capitaine de chasseurs qui, le 2 février 1772, pénétra la nuit avec 400 hom­mes, par un égout, dans le châ­teau de Cracovie. Il était suivi de Saillant, gentilhomme, natif de Wattigny (Aisne) et de Chariot et tua trois sentinelles. Il y fit 130 prisonniers. Choisy étant venu les joindre, le len­demain, avec 3 ou 400 hommes, ils se défendirent trois mois contre 8.000 russes (Le corps de ce valeureux soldat repose au cimetière d’Anor, où l’on peut encore voir sa tombe-) L’autre partie de l’étang appar­tient à la famille Poitte. Une li­gne de peupliers fait la démar­cation entre les deux proprié­tés.

Dès avant 1914, on avait com­mencé à le combler, du côté de l’ancienne coopérative et de l’habitation de M. Dufresnoy. Ce dernier se souvient encore de ses parties de pêche sur l’étang. Vers 1930, on combla le reste. « Je me souviens qu’en allant à l’école, je voyais encore des pê­cheurs sur l’étang » disait Ro­bert Deharbes et son père de répondre : « Ma grand mère est née à l’endroit où se trouvait l’ancien moulin à farine (indi­qué sur la photo du journal du 15 avril) ».

Combien de personnes d’âge mûr, maintenant reparlent aux veillées des bonnes parties de patinage qu’elles ont faites sur cet étang ! Et le comique, véri cet étang ! Un farceur anorien bien connu, y était venu avec sa voiture et lui faisait faire la toupie sur la glace, au grand émoi des dames qui s’atten­daient à voir cette glace céder et la voiture partir au fond de l’eau. Mais il n’en fut rien.

Maintenant, l’étang est com­blé, et l’Anor seul y passe en­core, roulant ses eaux vers le gouffre (après le pont du villa­ge)  dans un lit caillouteux. A sa place, pousse des brous­sailles, sur un terrain maréca­geux ; on continue à combler au fur et à mesure que    la ville a des déchets. Toutefois, plus sur le bord de l’agglomération, déjà des maisons se sont élevées, et on y a fait la place du marché qui deviendra, dit-on, la place du Général Despret.

L’étang de la Galoperie, ali­menté par l’Anor, d’une étendue de 11 ha. 59 ca. C’était la pro­priété de la famille Galopin au XVIIe siècle, qui y exploitait un fourneau de forge. La famil­le de la Lobbe en devint acqué­reur et leurs enfants s’allièrent aux Polchet. Enfin au XVIIIe siècle, il appartint aux Despret. Ces familles formaient de véri­tables dynasties de maîtres de forges et avaient les prérogati­ves de la noblesse. Les Despret par exemple, avaient leurs ar­moiries ( marteaux, emblème de son industrie et sanglier pas­sant son» un chêne, symbole de ses possessions forestières). Dans ces forges, on fabriquait surtout des clous et des petites pièces en fer. (On a trouvé dans l’étang, vers 1850 une écrevisse de 40 centimètres de long, dit Alfred Desmasures). la forge a été remplacée par un établissement textile, dirigé par M. Sterbecq.

Sur le bord de l’étang est ins­tallée une coquette auberge qui délivre des cartes journalières de pêche sur l’étang de la Galo­perie aux personnes de passage. Le site est admirable, les ri­ves pittoresques, aussi à la bel­le saison bien des touristes vien­nent planter leur tente sur le terrain de camping. I] est dis­tant d’environ 3 kilomètres du centre.

L’étang de Milourd, alimenté par l’Anor, a une superficie de 6 ha. 25 a. 57 ca. Une forge était construite sur les lieux, mais entre celui du Maka et de Mi-lourd. Elle appartenait à Jean Le Molnier au XVIe siècle. Elle passa ensuite à la famille Des­pret- Elle existe encore, elle est la seule de ces petites usines qui demeure. C’est actuellement une Emaillerie, tenue par la fa­mille Serailler. L’étang est à en­viron 2 kilomètres de la mairie. |Il  appartenait  à   la    société de pêche d’Anor  «Le Gar­don Anorien».

L’étang « dit du « Maka de Milourd » d’une contenance de 3 ha 76 a appartenait exclusi­vement au territoire d’Anor.

Les makas étaient de gros marteaux actionnés par un ar­bre à cames ; ils étaient mus par une grande route et étaient employés à la fabrication des fers de petites dimensions. Cet étang n’existe plus. La digue a crevé voici une trentaine d’an­nées et il n’a pas été jugé utile de la réparer ou bien les fonds ont manqué pour le faire. Main­tenant c’est un marécage de broussailles et d’arbustes. Il y a eu également au Maka une carrière de pierres datant de l’époque romaine : les puits existent encore maintenant dans la forêt. L’Oise qui l’alimentait, débite à cet endroit 5 m3 d’eau par seconde en moyenne. Cet étang est à environ 2 ki­lomètres de l’agglomération.

L’étang de La LOBIETTE traversé par l’Oise, d’une conte­nance de 15 ha environ dont 2 ha 77 a 78 ca sur Anor. La frontière belge ne laisse à la France que la rive ouest. Un des plus beaux étangs d’Anor à 3 km du centre. Sur ses rives s’élevait le fort de la Lobiette, construit par les comtes de Hainaut. Ils étalent commandés par des capitaines valeureux car ce fort occupait une importance considérable pour la stratégie militaire : il gardait la trouée de l’Oise et la  voie naturelle des invasions.

La Lobiette appartenait au XVIIème siècle à Jacob de la Lobe. Celui-ci obligea le géné­ral Rose, aventurier allemand au service de la France, à en lever le siège. (Un général es­pagnol, Francisca de MELOS avait repris La Lobiette aux français en 1642. En 1651, Ja­cob de la LOBE commandait au nom des espagnols. L’ar­mée de TURENNE balaiera tout cela !). Il n’existe plus rien de ce fort. Sa distance de l’agglomé­ration est d’environ 3 km.

L’étang de la NEUVE-FOR­GE, alimenté par l’Oise, a aus­si environ 15 ha dont 8 ha 14 a 54 ca sur Anor. Le reste appar­tient au territoire d’Hirson.« Neuve-Forge », son nom l’indique, c’est la dernière en date des forges d’Anor. Cons­truite au XVIème siècle par Jacques MORIN, elle appartint au XVIIe à la famille POLCHET.   On y avait construit à l’origine un château fort pour pro­téger les forgerons  contre les  invasions de bandes armées. Henri IV, puis Turenne s’en emparèrent. Ce fort a été dé­truit.

A 3 km du centre, la Neu­ve-Forge est à 1 km. de La Lobiette. L’étang est partagé en deux branches dont l’une est nommée la Gueule-de-Brochet (le brochet n’y est pas rare en effet, mais la pêche est privée). Le plateau qui le domine est appelé « Terres-Brûlées ». En 1840, on essaya, sans succès, d’y ouvrir des ardoisières. Au printemps, ces terrains sont couverts de fleurs de genêts et de framboisiers entre les buissons, les orvets et les cou­leuvres dorment au soleil. L’étang ROBIN, sur le ruis­seau de même nom, a environ 1 ha 50 ca. Il a été desséché pendant une cinquantaine d’an­nées. Le barrage fut rétabli en 1900 par la famille MARTIN, oncle du docteur Martin de Fournîtes. On rencontre ce pe­tit étang, appelé par les an­ciens « Le Vivi Robin », en al­lant à La Masure (boutique frontière). A ses côtés, séparé par la route de la grande Lobiette, s’étale un autre petit étang de date récente, appelé communément « l’étang de Favril », nom de celui qui l’a cons­truit.

L’étang des ANORELLES avait autrefois une contenance de 4 ha 40 a 30 ca. En 1824, il existait encore sur le cadastre. Puis il a été abandonné et s’est asséché. En 1939, le génie militaire l’a re­construit afin de servir de con­tinuation de ligne de défense ; ainsi la vallée était bouchée. Mais les digues sont moins hau­tes qu’autrefois, aussi la super­ficie occupée par l’étang est moins grande.

L’étang d’EURITO. Celui-là aussi existait encore lors du ca­dastre de 1824. Il s’étendait sur 69 ares 50 ca. Actuellement ce sont des pâtures, mais la digue existe encore.

ANOR ET LES ETANGS PROCHES    VOISINS :

Pour être complet dans l’énumération des étangs, on ne peut passer sous silence ses plus proches voisins, que les touristes qui viennent à Anor ne manquent pas de visiter et qu’ils imputent parfois à Anor tant il font suite au chapelet d’étangs de la ville.

Le PAS-BAYARD, à 4 km. 500. Il a 6 ha et il a une lé­gende. Les quatre fils AYMON : Renaud, Guichard, Alard et Richard dans leurs chevauchés contre Charlemagne montaient le fameux cheval BAYARD. L’empreinte de l’un de ses fers serait marquée au-dessous d’une grosse pierre vers l’extré­mité de l’étang. Les propriétaires de cet étang furent les mêmes que ceux d’Anor : de Jean LE MOLNIER aux DESPRET.

L'ATELIER NOMADE |
Mes premières créations |
plume d'ange |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | studioaerogaz
| psykotronik
| EME PEINTRE